ACTE V, SClôNli V
CÉCILE, ncriildre.
Ah!
LAZARE
Oui. J'ai rétléchi. Je prévois les ennuis, les difficultés que ma présence ici vous créerait. En disparaissant, je rendrai certainement au père un grand service.
CÉCILE, surmonliinl encore son ihuolion.
Et... tu seras longtemps absent?
LAZARE
Je ne sais pas, ça dépendra... Qu'est-ce que tu as? Tu pleures?
CÉCILE
Oui... parce que tu ne dis pas la vérité.
LAZARE
Je ne dis pas la vérité?
Tu t'éloignes pour tâcher d'oublier... d'oublier quelqu'un... que tu aimes toujours...
LAZARE, vivement.
Tu te trompes, (décile, je t'assure.
CÉCILE
Non, Lazare... Tu n'as jamais voulu [)ronoiicer son nom, iu as risqué, pour ne pas la compromettre, ta liberté... et peut-être davantage; mais j'ai tout compris... oui, j'ai compris pourquoi tu haïssais monsieur Montferran.
LAZARE
J'ai cessé de le haïr, je ne hais plus personne. J'ai eu comme une forte fièvre... un transport au cerveau...
186 l'attentat
CÉCILE
Au cerveau?
LAZARE
Au cœur, si tu veux. Mais je sors guéri de cet hôpital que la prison a été pour moi... Pas de rechute à craindre, va!...
CÉCILE
Et pourtant, tu pars... Si tu avais un peu d'affection pour nous, c'est ici que tu ferais ton apprentissage... Il y a justement... cet homme à remplacer...
LAZARE
Ah! oui, le Graffard!
Un autre peut venir, qui s'autorisera comme lui de mon isolement pour me demander d'être sa femme. Qu'est-ce que je lui répondrai?
LAZARE
Ce que tu as répondu à Gralfard.
CÉCILE
Que j'en aime un autre?
LAZ.MJE, la retjardanl.
Ah!
CÉCILE, baissant les yeux.
Enfin, ce qui m'est passé par la tête...
LAZARE, lui prenant la main.
Par la tête seulement?
CÉCILE
Par le cœur, si tu veux!...