ACTE V, SCÈNE VII
curieux, Fimpression que j'éprouve en entrant ici... Il me semble que j'y reviens non pas à trois mois, mais à vingt-quatre heures d'intervalle. Un endroit familier, quoi! (A Lazare:) Preuve que je ne vous garde pas la moindre rancune de... ça...
(Il montre son épaule.)
LAZARE
Monsieur...
MOXTFERRAN, à Murescol.
Ah çà! dites donc, j'espère bien que vous ne vous êtes pas senti atteint par l'incartade du procureur général ?
MARESCOT
Oh!
MONTFERRAN.
Je suis sûr qu'il ne pensait pas un mot de ce qu'il a dit. En tout cas, c'est une impression que j'ai le devoir d'effacer.
MARESCOT
Je vous en prie...
Si... si... Et, pour commencer, je n'accepterai l'appui de votre comité électoral que s'il consent à vous replacer à sa tête. J'entends que ma candidature signifie apaisement, conciliation, concorde...
MAITRE BURETTE
A la bonne heure !
MARESCOT
Je vous remercie, mais j'ai pris la ferme résolution de rentrer dans le rang, de ne plus rien
192 l'attentat
être... Que pourrait-il y avoir de commun entre nous, à présent .'
MOXTFERRAN.
Mais, nos idées.
MARESCOT
Elles ne sont plus les mêmes, citoyen, et vous le savez aussi bien que moi. La République que vous voulez faire triompher n'est pas la mienne.
MOXTFERRAN.
Je proteste! Mes opinions se sont modiliées, c'est vrai. Mais, comme Ta dit un grand politique, il faut changer souvent d'opinion pour rester de son parti.
MARESCOT
Qui a dit cela ?
Le cardinal de Retz.
MARESCOT
Ça ne m'étonne pas de la part d'un cardinal. Mais, moi, ce n'est pas parmi ces gens-là que je vais chercher mes modèles.
TOUT-BÉXEF, i-nlrunl.
Patron...
MARESCOT
Qu'y a-t-il?