SCENE VIII LAZ.VRE, MONTFERUAN
MONTFERRAN.
Je me félicite d'être seul une minute avec vous, car on peut tout me reprocher, sauf l'ingralitude.
LAZARE
Je ne comprends pas.
MONTFERIÎAX.
Allons, je sais ce que je sais. Je suis convaincu que vous êtes un brave garçon. D'un mot vous pouviez tout perdre, ou du moins tout gâter, et nous entrions alors dans l'inconnu. Ce mot vous
194 l'attentat
ne l'avez pas dit, c'est très bien, très élégant, très propre, et je n'ai pas hésité à venir vous le dire en plein jour, au vu et au su de lout le quartier, dont je veux vous aider à reconquérir les sympathies. Car vous en avez perdu quelques-unes, il ne faut pas vous le dissimuler.
LAZARK.
Je ne me le dissimule pas. C'est une des raisons qui mont déterminé à...
MOXTl-KRUAX.
Oui. Burette m'a dit que vous vouliez apprendre le métier de votre père. Excellente idée! Ah! le travail manuel! Tolstoï!
LAZARE
Mais ce que peut-être maître Burette ne vous a pas dit, c'est que je me propose de quitter Paris, la France, d'accord avec vous sur ce point que ma présence auprès de mon père ne peut que lui être' nuisible.
MOXTFEURAN.
Voilà justement le chagrin que vous devez lui épargner, à son âge.
LAZARE
Je reviendrai.
MOXTFERRAX.
En ce cas, il est beaucoup plus simple de ne pas partir. Vous ne connaissez pas Paris, mon petit. Dans un mois, dans quinze jours, personne ne pensera plus à vous. Un autre attentat peutêtre aura fait oublier le vôtre. Savez-vous ce qu'on se rappellera.' Les paroles que j'ai prononcées en votre faveur, et encore !