‹ Théâtre complet. Vol. 1-8 (volume 3)Chapitre 112 sur 272 · ACTE V, SCKNE IX · texte numérisé non relu

ACTE V, SCKNE IX

MONTFERRAX.

Est-ce que mon mécanicien a encore écrasé quelqu'un?

.MAliESCuT.

Non. C'est le quartier qui manifeste en votre faveur.

MONTFERRAX.

Qu'est-ce que je disais? Votre fils craignait que tte af ramène.

cette affaire n'éloignât votre clientèle. Je la

MARESCOT

Oh! elle serait bien revenue toute seule. Le groupe des anciens combattants de 1871, pour répondre à la provocation du procureur général, organise un grand banquet à deux francs par tète... dont je viens d'accepter la présidence. Ça me rappellera le vin d'honneur qu'on m'a offert sous l'Empire, quand j'ai été condamné à cinq cents francs d'amende pour excitation à la haine et au mépris du gouvernement.

MOXTFERRAX.

Un de vos plus beaux titres de gloire, citoyen.

MARESCOT

On le disait. Mais c'était sous l'Empire... la grande époque 1

MOXTFERRAX.

Xe vous ai-je pas fait remarquer ici-même, un jour, que nous représentions, vous, votre fils et moi, trois grandes générations de la République?

198 l'attentat

.\iAiii:s(;0T.

Oui. Mais mon heure est passée, celle du fiston n"a pas encore sonné. C'est votre tour, profitez-en.

(Cris cl chants au dehors.)

TOUT-BÉNEF, renlraiil.

Monsieur le député aura une belle ovation en sortant.

MOXTFERnAX.

Tu es bien sûr que c'est une ovation ?

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