ACTE I, sciiNii: VII
SALVIEHK.
Le quinze...
YVONNE
Pourvu qu'il accepte, votre ami le minislre ?
SALVIÈHi;.
Il acceptera, je m'y engaj^e.
YVONNE
Quand je pense que jélais tout à l'heure dans un désarroi affreux et que me voilà maintenant presque gaie, avec un gros espoir au cœur et, en tout cas, en pleine illusion... Et, grâce à vous, tout ça, grâce à vous... Je ne l'oublierai pas .. Vous aurez une grosse inlluence sur ma vie.
(Hlle lui tend /es deux mains.) SALVIÈRE.
Vous êtes une petite Bretonne superstitieuse.
YVONNE
Vous verrez que je ne me trompe pas, monsieur Sulvicre... et, en tout cas, moi je vous suis très reconnaissante... ainsi qu'à madame Sal-
Vlôre... (Elle va à la parle de droite et l'ouvre. Parait Madeleine. Yvonne, à Madeleine:) Oh! madame, monsieur Salvière vient de me rendre un grand service,
iMADELEINE.
11 a eu raison, mademoiselle...
SAEVIÉfU'.
Mais tout ra, à condition, bien entendu, que nous ayons l'autorisation...
YVONNE
Xous allons lavoir tout de suite... Je vais d'abord en parler à mon j'rère.
2i0 LOISEAU BLESSÉ
Eh bien, je vous attends...
^Sort Yvonne vers la droite.}