ACTE I, SCÈNE X
aiijxirte l'iipprenli el prenant un lempa., VOUS SaVGZ peut-
ètre ce qu'est notre caisse des grèves?
MARESCOT
Je viens de le leur expliquer.
MONTFERUAN.
Mais une caisse, n'importe laquelle, il faut la remplir, n'est-ce pas? Or, à qui nous adresser pour cela, sinon au peuple lui-même, à tous ceux qui, travailleurs aujourd'hui, peuvent être grévislcs demain? La caisse où, le cas échéant, l'ouvrier puisera, il faut que ce soit lui qui l'alimente. Comment l'y décider? C'était un problème difficile. Je crois l'avoir résolu dans des conditions toutes nouvelles. Je fais appel à nos plus grands artistes et je leur dis : « Voulez-vous coopérer à une œuvre d'éducation morale, en même temps que de prévoyance et d'émancipation? Aidez-moi à faire connaître aux travailleurs nos chefs-d'œuvre, à retremper le goût public aux sources classiques. Portons ensemble aux faubourgs Corneille, Racine, Molière, que l'on mutile dans les écoles et que l'on ne joué presque pas ailleurs!... » Mon appel est entendu et nous faisons d'une pierre deux coups. Nous donnons au peuple un plaisir noble dont il est privé, et, aux grévistes, le pain qui leur manque.
LA MÈRE TOUQUET
Ah ! que c'est beau !