SCENE XI
M()NrFl':RRAN, MARESCOT, /. ff!>t,che, CÉCILE,
nii rnmpinir: les niivrierx, k droite, recnmmencenl ii Iravailler. MARESCOT.
Maintenant que nous sommes seuls, permettezmoi de vous dire combien je suis touché de votre démarche.
MONTFERRAN.
Et moi, citoyen, de votre accueil.
MARESCOT
J'inviterai tout le comité, n'est-ce pas?
MONTFERRA.N.
Gest indispensable.
MARESCOT
Quant à Lorillon, notre député, je crains qu'il ne puisse pas se joindre à nous. Vous savez qu'il est malade.
MONTFERRAX.
Oui... C'est un bon ami à moi. Pauvre Lorillon !... Il ne vient plus à la Chambre depuis longtemps.
MARESCOT
Je tiens de source certaine qu'il ne se représentera pas aux prochaines élections, à cause de son mauvais état de santé.
48 I. "attentat
Allons donc
MONTFERRAX.
MARESCOT
Un vrai, un bon socialiste, celui-là, comme vous, citoyen ! C'est une perte pour l'arrondissement où la lutte sera très chaude... Je suis sûr néanmoins que nous garderons la majorité.
MONTFKRUAN.
La lutte sera chaude partout, citoyen Marescot. Ce qui est fâcheux, ce sont les divisions qu'il y a parmi nous.
MARESCOT
Elles sont déplorables.
MONTFERR.W.
Dans ma circonscription même, où je crois pouvoir déclarer que j'ai rendu quelques services. ..
MARESCOT
Certes !
MONTFERRAN.
Eh bien! on me suscite un concurrent... je ne sais qui... un de ces garçons médiocres et sans le sou, qui cherchent à faire leur fortune dans la politique... tandis que moi, au contraire, je mets ma fortune au service de mes convictions.
MARESCOT
Ce qui est la meilleure garantie.
l'our représenter les pauvres, aujourd'hui, il faut de l'argent! Comment ne comprennent-ils pas qu'un homme riche qui vient à eux, c'est