‹ Théâtre complet. Vol. 1-8 (volume 3)Chapitre 220 sur 272 · MADAME LÉVY · texte numérisé non relu

MADAME LÉVY

Dites que c'est une honte!

BRASIER, h Marianne.

Et vous, chère enfant, qu'est-ce que vous désirez?

MARIANNE, le prenant à part.

Ce n'est pas moi qui désire quelque chose, c'est Steck,

BRASIER

Qu'est-ce qu'il veut, Steck?

MARIANNE

Qu'on n'insiste pas trop sur les courses de cet après-midi. Je vous assure qu'il ne croyait pas gagner avec ce cheval. Ça a été une surprise.

300 tjii l'EUD (,a(;ne

BRASIER

Pour tout le monde, et même pour le cheval. Il n'en revient pas.

MARIANNE

On ne dira rien, c'est compris?

BRASIER

J'en toucherai deux mots à Vérugna.

MARIANNE

Merci, Brasier, je vous revaudrai ça.

BRASIER

J'y compte bien.

UNE VOIX, au fond

Cinquante louis en banque!

BRASIER

Allez vous distraire, jeunes femmes! Vous sentez-vous un peu en veine, ce soir?

ESTELLE

Moi! Il me semble que je vais gagner tout ce que je voudrai. Prètez-moi dix louis. Brasier?... Billoche vous les rendra.

BRASIER

Non, il ne me les rendra pas. (Lui remettani deux

billets de banque.! TeilCZ.

ESTELLE

Merci, mon vieux Brasier. (Riant. j Puisqu'il ne vous les rendra pas, Billoche, ce n'est pas la peine de lui dire que je vous les ai empruntés.

(Elle s'éloi(jne.J

Acrt; II, si:i£M-: ii Ll'Cir:, prenant 1p hr.is ilKsh'llc.

Prête-moi donc deux louis sur les dix?

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