SCENE II
\'KLARD, BRASIER, piu>^ JEANNE DESTRELLE.
VKLARD, .i Br.i.si'er.
Bonsoir, Brasier...
BRASIER, lui .■^errant ta main.
Bonsoir, mon petit Vélard, bonsoir... Vous avez gagné, à ce que je vois.
VKLARD.
Une misère... quinze ou seize louis...
BRASIER
Seize louis ne sont une misère que quand on les gagne!
VKLARD.
Et vous, Brasier, vous ne jouez pas?
BRASIER
Jamais je ne joue chez Vérugna, les jours où il reçoit.
VÉLAlll).
Dites-moi?... Depuis que vous êtes là, vous n'avez pas vu arriver FarjoUe et sa bonne amie?
BRASIER
Non... Je Taiirais remarqué. Il m'intéresse beaucoup ce Farjolle... Il connaît depuis longtemps Vérugna ?
VÉLARD.
Non... Mais il est très bien dans la maison. Vérugna l'adore.
BRASIKR.
Vérugna raiFole des bohèmes... Regardez donc Moussac, qui fait du plat à votre amie...
VÉLARD.
Ce n'est plus mon amie...
BRASIER
Ah! bah! Jeanne d'Estrelle n'est plus votre amie? C'est impossible!
JEANNE, entrant.
Bonjour, Brasier... qu'est-ce que tu dis encore de rosse sur moi ?
VÉLARD.
Il ne veut pas croire que nous ne sommes plus ensemble!
.lEANXK.
C'est vrai! Tu ne savais pas? Que veux-tu! nous nous sommes aperçus, tout d'un coup, qu'on ne s'aimait plus depuis trois ans. Alors, on s'est séparé, nous restons amis tout de même.
BRASIER
Du reste, ma petite, tu es déjà remplacée!
JEANNE
Au bout de huit jours!... Ça, c'est pas chic! (A Véiard:) Tu aurais pu attendre un mois!