SCENE III E.M.MA, FARJOLLE, puis SOPHIE, un instant
EMMA, ;i Farjolle.
C'est vraiment arrangé, cette histoire du chef de bureau?
FARJOLLE, bdiilioinine.
Oui, ma chérie, c'est arrangé. Ne t'en occupe pas,
EMMA
Dis donc? C'est le monsieur de Fautre jour?
FARJOLLE.
Quel monsieur?
EMMA
Celui que tu as tlanqué dans l'escalier?
FARJOLLE.
Oui, c'est lui.
EMMA
Gomment s'appelle-t-il ?
FARJOLLE.
Ravenel... cest un nommé Ravenel... en effet, chef de bureau au ministère de cette bonne Laiire.
EMMA
Pourquoi l'as-tu tlanqué dans l'escalier?
FARJOLLE.
Parce qu'il s'est permis de me réclamer son argent dans des termes qui ne m'ont pas convenu.
476 (JUI PEKD GA(iNE
Ma parole, je lui ai demandé s'il me prenait pour un escroc!
EMMA
Qu'est-ce qu'il a répondu?
FARJOLLE.
De ces paroles vagues que disent les gens mécontents.
EMMA
Et... le lui as-tu rendu, son argent .^
FARJOLLE, énerçjiquemenl.
Non ! car je l'ai mis dans une affaire sûre où il ne peut que fructifier, et je ne vais pas le retirer pour faire plaisir à ce monsieur.
EMMA
Il ne peut pas t'arriver d'ennui de ce côté-là?
FARJOLLE.
Aucun, aucun! je t'en réponds!
SOPHIE, entriuit.
Madame, une lettre qu'on apporte à l'instant pour monsieur. C'est pressé
EMMA
On attend la réponse?
SOPHIE
Non, madame.
FARJOLLE, ouvrant la Lettre.
Voyons... (Il réprime un petit tressaillemenl et jette la
lettre sur son bureau.) Bou... bon... ça n'a pas d'importance.
Llle sort.)