‹ Théâtre complet. Vol. 1-8 (volume 3)Chapitre 30 sur 272 · ACTE II, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III

justice à vous rendre : les mots, vous les trouvez toujours.

.MOXTFERHAN.

Oserai-je vous demander où est ALareelle, ma chère tante ?

CÉSARINE

i^irdon, monsieur. Je vous prie de ne pas mappeler ma chère tante, ni ma bonne tante, ni ma tante. Je suis la tante de votre femme.

>!<„)NTFERRAX.

Et, par conséquent, la mienne.

CÉSARIXE.

Non, monsieur, heureusement, ou, en tout cas, pour si peu de temps que ce n est pas la peine d'en parler.

MOXTFERRAX. souri:inl.

Oui, oui... je sais. Je me permettais donc de vous demander, il y a un instant, où était Marcelle, votre nièce et ma femme ?

CÉSARIXE.

Elle est sortie.

MOXTEEIÎRAX.

Quand rentrera-t-ello ?

CÉSARIXE.

Elle est rentrée... Elle était sortie pour aller chez son baoup... chez son avoué...

MOXTFERRAX.

J'entends bien. J'ai reçu, en elfet, ce matin, divers papiers signés Granson.

L Al TENTA r

cesarim:.

C'est lui. C'est Favoiié de notre famille.

MOXTFERRAX.

11 doit être excellent. Alors, Marcelle veut divorcer ?

CÉSARINE

A tout prix.

MOXTFERRAN,

Et VOUS l'y encouragez?

CÉSARiXE.

De toutes mes forces.

MOXTFERRAN.

.l'aime autant vous dire tout de suite, alin que vous n'ayez pas une trop grande déception, que ce divorce n'aura pas lieu.

CÉSARIXE.

Vous vous trompez. Il aura lieu dans le plus bref délai. Nous avons plus de preuves qu'il n'en faut.

MOXTFERRAX.

C'est possible, mais Marcelle ne consentira pas.

CÉSARIXE.

C'est ce que vous verrez.

MOXTFERRAN.

Ah çà ! ma chère tante, vous me tenez donc toujours pour un monstre, sous prétexte que nous n'avons pas les mêmes opinions politiques. Car vous avez des opinions politiques.

Page 1