ACTE II, SCTNl: III ()!i
CÉSARINE
Et elles nont jamais varié; on ne pourrait pas en dire autant des vôtres.
MONTFERRAX.
Je vous promets de devenir conservateur quand les socialistes seront au pouvoir. Mais à une condition : c'est que vous me pardonnerez mes crimes.
CÉSARINE
Je vous pardonnerais à la rigueur, moi, votre inconduite et vos maîtresses...
MONÏFERRAX.
Merci, ma tante.
CÉSARINE
Mais, ce que je ne vous pardonnerai jamais, c'est votre apostasie. Riche et indépendant, vous étiez tout désigné pour maintenir l'ordre et dél'endre nos institutions. Vous avez commis une action abominable en passant à Fennemi avec armes, sinon avec bagages, votre complaisance envers les socialistes n'allant pas tout de même jusqu'à vous dépouiller pour eux.
MOXTFKHRAN.
Preuve que j'ai encore une lueur de raison.
CÉSARIXE.
De raison, mais pas de sincérité. La première avance qu'un homme comme vous aurait dû faire aux révolutionnaires, c'est une avance de fonds. Je ne suis pas méchante, mais je vous souhaite une chose, c'est d être un jour dévoré... dévoré, entendez-vous? par les loups dont vous aurez excité l'appétit !...
L ATTENTAT
Heureusement que vous n'êtes pas méchante !
{Entre Mmcelle. i