‹ Théâtre complet. Vol. 1-8 (volume 3)Chapitre 91 sur 272 · l'attentat · texte numérisé non relu

l'attentat

BIZOT

Monsieur IMoiitferran a raison, et il est bien inutile, madame, de vous le répéter.

iMAIiCELLE, fermement.

Pourtant, monsieur, je vous en prie.

BIZOT, embiirrussé.

Si vous y tenez...

J'y tiens essentiellement.

BIZOT, à Moulfemiu.

Cher ami?... Décidez vous-môme.

MONTFERRAN.

Oh! mon Dieu!... Pourquoi pas? Voici, chère amie... Mademoiselle Marescot a tout bonnement insinué que son cousin était devenu amoureux de toi... Lui, de toi, c'est admirable!

MARCELLE

Ah!

MONTFERRAN.

Sans avoir jamais osé te le dire, bien entendu.

BIZOT, regardant Marcelle.

Et vous concevez, madame, que, si cette supposition avait pu être admise, nous n'étions plus en présence du type banal de l'anarchiste, mais d'une âme plus complexe, d'une âme blessée pour des raisons plus humaines et plus profondes, chez qui l'anarchie n'aurait été que la forme imprévue et soudaine de lamour déçu, de la souffrance, du désespoir...

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