‹ Théâtre complet. Vol. 1-8 (volume 4)Chapitre 122 sur 289 · LE MONSIEUR · texte numérisé non relu

LE MONSIEUR

Je crois bien... quel succès! Et vous leur avez dit une chose bien vraie, qu'on répétait à la Bourse cet après-midi, sur les affaires et les lois... (Juoi déjà?... Je ne me rappelle plus très bien.

LANGLADE

Ça ne fait rien.

(Le monsieur s'éloicfue après aro/;- salué MariaiDie qui vient d'entrer avec madame Bréaulin.)

MADAME DRÉAUTIN, <i Marianne.

Eh bien ! vous voyez une fois de plus, ma chère, la faute que volro mari a commise. N'insistons pas. Voici Langhidc. tout à fait lancé.

MARIANNE

il a d'ailleurs plaidé remarquablement. Oli! je

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lui rends justice... Il a eu une verve et même de temps en temps une émotion dont je ne le croyais pas capable... Quelle est donc cette jeune fille ou cette jeune femme avec qui il cause depuis un instant ?

MADAME BRÉAUTIX.

C'est une jeune fille, mademoiselle Zavedro, la lille du banquier.

MARIANNE

Eh! eh! un beau mariage.

MADAME BRÉAUTIX.

Je lui en ai parlé... Je me suis heurtée à un refus formel.

MARIANNE

Ah!

MADAME BRÉAUTIN, regardant Marianne.

J'ai la conviction que Langlade ne veut pas se marier.

MARIANNE

Et pourquoi? Une liaison?

MADAME BRÉAUTIN.

Non, un amour.

MARIANNE

Ah!

Et un amour qui ne doit pas être très heureux... D'ailleurs, je ne sais pas pour qui, quoique je m'en doute.

MARIANNE, changeant de Ion.

Voyons... Vous me demandiez tout à l'heure, si je connaissais?...

MADAME BRÉAUTIX.

Ah! oui. Norbert! Vous n'ignorez pas que c'est lui probablement le Président du Conseil de demain.

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