ACTE II, SCÈNE I
MARIANNE
Nous le connaissons très intimement. C'est le camarade de collège de Maurice.
MADAME BRÉAUTIN.
J'aurai peut-être besoin de vous.
MARIANNE
Vous savez que je vous suis toute dévouée.
MADAME BRÉAUTIN.
J'attends Norbert ce soir. (Acec mystère.; Nous causerons...
MARIANNE
Oui.
MADAME BRÉAUTIN.
A propos? nous verrons aussi Darlay, j'espère?
Un peu tard, comme je vous l'ai expliqué, mais il viendra certainement me chercher.
MADAME BRÉALTIN.
Vous lui parlerez de nos projets... Car j'ai décidé qu'on se verrait beaucoup cet été.
MARIANNE
Je Fai décidé aussi.
MADAME BRÉAUTIN.
Tout va bien. Vous permettez que je dise un mot à mon mari ?
MARIANNE
Faites, je vous en prie.
(Madame Bréaiitin lui serre la main et va h Bréaulin qui s'avance vers elle tandis que Marianne s'éloiqne vers le fond.)
MADAME BRÉAUTIN.
Tu .surveilleras l'entrée de Norbert, n'est-ce pas ?
BREAUTIN.
Es-tu sûre que Norbert viendra?
208 l'adversaihk
MADAME BHKAUTIN.
Oui, surtout maintenant. Le petit Langlade a été très bien... il faut pousser ce garçon-là.
BUKAUTIN.
Nous le pousserons. D'ailleurs, il se poussera bien tout seul. De Téloquence... de l'esprit... 11 a raconté, à table, une histoire charmante... un peu raide. Regarde-le...
fil dési(fne Langlade qui parle, entouré des ([ueUiucK dames de loul à l'heure et de madame Chanlraine qui s'est approchée pendant les dernières répliques. Elles se mettent ii rire.)
MADA.ME CIIAMRAlXi;.
Oh ! monsieur Langlade !
BRÉAUTIN, ,'( iiuulame ISri^uulin.
J'ai envie de...
MADAME BUKAUTIN.
Laisse-les s'amuser.
MADEMOISELLE IIERSOY, à ijauclie.
C'est qu'il vous ferait rougir.
MADEMOISELLE ZAVEDRO.
Nous devinons la fin.