SCENE VII
MAURICE, GHANTRAINE, et un instant MADAME GHANTRAINE.
GHANTRAINE.
Si je ne vous avais pas vu ce soir, je me proposais de vous écrire pour vous demander un rendez-vous... Mais puisque vous êtes là...
Vous aviez à me parler?
GHANTRAINE.
Oui.
MAURICE
De choses graves ?
GHANTRAINE.
Cela dépend du point de vue où l'on se place.
MAURICE
Vous ne pouvez pas me dire en deux mots de quoi il s'agit ?
GHANTRAINE.
Mais oui... D'abord, je voulais vous parler de moi...
.MAURICE, uvoc iiitt-nH.
De vous?... Je vous écoute, allez...
GHANTRAINE.
Je vais vous paraître ridicule.
M.VUHIGK.
Mais non.
GHANTRAINE.
Mais j'ai pour vous une telle aftection que ça
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m'est égal... Et puis, j'ai besoin de me confier à vous... de vous raconter... Enfin ! vous allez comprendre. Voici : ma femme me trompe.
MAURICE
Qu'est-ce que vous me racontez là ?
CHAXTRAINE.
N'insistez pas, mon ami, j'en suis sûr. Elle me trompe avec le petit Saint-Brillat... Tenez, ce jeune homme qui est là-bas...
MAURICE
Je le connais... mais cela ne prouve pas que...
ClIAXTRAIXE.
Quand vous avez rencontré ma femme, cet après-midi, elle allait chez lui.
MAURICE
Oh!
CHANTRAIXE.
Ou bien elle sortait de chez lui... Où l'avezvous rencontrée ?
MAURICE, hésitant.
Ma foi... je... je serais bien embarrassé.
ClIAXTRAIXE.
Vous pouvez bien me le dire, puisque ma femme elle-même, tout à l'heure...
MAURICE
Oh! d'ailleurs, c'est bien simple... Madame Chantraine était dans un fiacre, avenue des Champs- Elysées... Vous voyez que...
ClIAXTRAIXE.
Elle montait l'avenue ou elle la descendait?
MAURICE
Elle la descendait, je crois.