‹ Théâtre complet. Vol. 1-8 (volume 4)Chapitre 148 sur 289 · ACTE 11. sr:i:NE ix · texte numérisé non relu

ACTE 11. sr:i:NE ix

fois qu'il deviendra ministre. Quant à nous, nous reprendrons notre existence habituelle, qui était des plus sortables. Tu en seras quitte pour ne plus venir tous les huit jours assister à des intrig'ues de la dernière puérilité et perdre peu à pou ton bon sens et même quelque chose de plus. Voilà.

MAUIAXNE. — un <erti/>.«.

Et à quel propos me dis-tu tout cela ce soir, plutôt qu'hier ou avant-hier?

MAURICE

Je te le dis et je te le répète sous des formes variées depuis trois mois, depuis que tes relations avec madame Bréautin, qui se bornaient à deux ou trois visites par an, sont devenues de lintimité. Tu ne veux pas comprendre : alors, je me décide à employer la violence.

MARIANNE

Oh! c'est grave d'employer la violence avec sa femme! Tiens! toi... ça, c'est drôle!... tu es jaloux... mais oui, lu es jaloux, dis-le donc tout de suite... jaloux! Voilà le fin mot! Et qu'est-ce qui te donne le droit d'être jaloux? Cite un fait, un mot, n'importe quoi dans toute ma vie!

MAURICE

Non, je ne suis pas jaloux, pas plus de Langlade que d'un autre... La jalousie, c'est la peur. Or, j'ai confiance en toi et je suis sûr que tu m'aimes... ne souris donc pas... Tu ne m'aimes peut-être pas en ce moment-ci, mais nous avons toute la soirée devant nous.

MARIANNE

Et si je n'accepte pas de faire une grossièreté à des gens qui ont été charmants pour moi, pour nous, qui sont de notre monde, au milieu des-

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