ACTE II, SCÈNE X
sourcils.) Je vous ferai signe un de ces dimanches : nous passerons la journée ensemble.
MADAME BRÉAUTIX.
Mais ce sera une vraie fête!
MARIANNE, à Maurice.
N'est-ce pas, mon ami?...
MAURICE, se mordant lu iiwtistuclie.
Mais... oui...
MARIANNE
Monsieur Bréautin adore la pêche à la ligne, mon mari en est fou...
BRÉAUTIN.
Quelle bonne idée !...
MARIANNE, à Limeray.
Cher monsieur Limeray, il va sans dire que vous serez des nôtres. Je n'admets pas de refus...
LIMERAY.
Mille fois aimable, chère madame.
MARIANNE, à Maurice.
'Voilà qui est bien convenu?
MAURICE, .se contenant.
Tout à fait convenu... ma chère!... 'Apercevant
Lanijlade ([iti vient du fond.} Mais il faut invitcr aUSSi
Langlade... Vous n'allez pas oublier Langladc, je pense?
MAlîIANNE, (jênêe.
Mais... pardon...
Mon cher Langlade... ma femme vous prie de venir un prochain dimanche chez nous, à la campagne... Aimez-vous la pêche à la ligne?...
LANGLADE
beaucoup.
242 l'auveusaiue
MAURICE
Vous pécherez avec Bréaulin.
LANGLADE
Merci, mon cher ami.
MAURICE
Il n'y a pas de quoi... Alors, à bientôt!
LANGLADL.
A bientôt... Au revoir chère madame.
MADAME BRÉALTIX, à Maurice, qui fait mine de se retirer.
Vous partez déjà?
MAURICE
A notre bien grand regret.
MADAME BRÉAITIX.
Alors, à un de ces dimanches...
MAURICE, ,i Langlade.
Vous n'oublierez pas, Langlade? (A Ma.ria.nne en aparté et affectant la bonne humeur. )Tu Vois, je SUis bcau
joueur!
MARIANNE, demi-colère.
Oui... mais les beaux joueurs, tu sais?... Ils perdent comme les autres, les beaux joueurs.
MAURICE, souriant.
Evidemment... Mais au moins, ça ne se voit pas à leur ligure!