ACTE I, SCFNE m
DE CERNEUIL.
Puisque vous avez deviné?
PIÉGOIS.
L'habitude... *
(Il lire son portefeuille et lui remet des billets.) DE CERNEUIL.
Je vous rendrai ça demain, j'attends de l'argent.
PIEGOIS. avec honliomie.
Pas de gasconnade, mon petit.
DE CERXEL'IL. s'Hoignant.
Merci, Piégois.
(Il entre au haecara.'i
PIÉGOIS.
Encore quelques secondes, Herbelin, je suis à
vous... (Il fait signe au croupier qui se trouve sur la plateforme.) Edouard?
LE CROUPIER, descendant préciinlammenl.
Monsieur Piégois?
PIEGOIS. Il' prenant par L'épaule et l'amenant du côté oppnaé à celui ou est Herhelin.
Qui a la banque en ce moment?
LE CROUPIER
Le baron.
PIÉGOIS, — un temps.
Il gagne ?
LE CROUPIER
Oui.
PIÉGOIS.
Ah 1... beaucoup?
LE CROUPIER
Beaucoup.
304 MONSiErn pikgois
PIKGOI.S.
Trop ?
LE CROUPIER
Un peu trop.
PIÉGOIS.
Va lui dire dans le tuyau de Toreille qu'il ait la complaisance de lever la banque immédiatement et que je désire causer cinq minutes avec lui.
LE CROUPIER
J'y vais.
PIÉGOIS.
Fais ça proprement, hein, mon petit?
LE CROUPIER
Soyez tranquille, monsieur Piégois.
(Il remonte.)
LEA, voyant f/(;« Pii'gois est seul, un inxliint, .lu jjicd de iesculier, s'avance avec xon amie, vivement.
Bonjour, monsieur Piégois...
CARMEN
Bonjour, monsieur Piégois...
PIÉGOIS.
Bonjour, mes enfants... Quoi de neuf?
LÉA, lja.s.
On en a une déveine, en ce moment, monsieur
CARMEN
Ce n'est pas une déveine... C'est la déveine...
LÉA
Et combien de temps ça va-t-il durer?
CARMEN
On ne sait plus... quoi!... on ne sait plus!