‹ Théâtre complet. Vol. 1-8 (volume 4)Chapitre 201 sur 289 · LÉ A ET CARMEN · texte numérisé non relu

LÉ A ET CARMEN

Au revoir, monsieur Piégois.

LE BARON, HiJi>Hr;tissiiiit en haut de la plate-forme, salue Lea et Carmen, et, du haut de ie.fcâlier.

Oîi est-il, ce monsieur qui me demande ?

PIÉGOIS.

(Le baron descend el vient ;i Piéyois.) LE BARON.

A qui ai-je Tlionneur de parler?

PIÉGOIS.

A monsieur Piégois, directeur du casino.

LE BARON

Et VOUS désirez, monsieur?

PIÉGOIS.

Voici, monsieur le baron. Verriez-vous un inconvénient quelconque à prendre le train de six heures quarante-cinq ?

306 MONSIEUn PIIÎGOIS

LE BAHON.

Je ne comprends pas.

PIKGOIS.

C'est un train excellent : il y a des wagons-lits.

LE BARON"

Vous me faites une plaisanterie, n'est-ce pas?

l'IÉGOIS.

Si vous vous refusiez, par hasard, à prendre le train que je vous indique, monsieur le maire

que voici... (il désigne Ilerljelin <jiii lit un journal.) et

qui est non seulement le premier mag-istrat de la commune, mais encore le ciief de la police municipale, vous ferait une plaisanterie bien meilleure encore : il vous mettrait en état d'arrestation...

LE HAliON.

Monsieur!... Savez-vous à qui vous parlez?... Je suis le baron Alberti... une des plus vieilles familles italiennes...

PIÉGOIS.

JMoi,je suis d'une des plus vieilles familles de Montmartre.

LE BARON

Je vais aller me plaindre au consul d'Italie !

PIÉC.OIS.

Le consul d'Italie, ici, c'est moi... Allons, mon petit, uUez-vous-en sans faire le malin, c'est un conseil que je vous donne... Je ne connais pas très bien votre figure; mais, au lieu d'être le baron Alberti, vous seriez le nommé Blondeau, professeur de baccara, membre de plusieurs cercles parisiens et expulsé de plusieurs autres, que

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