ACTE I, SCKNE XII
Tiii;i!i;si:.
Kn elTei, monsieur... (loimaissez-vous le château?
.JOSSAN.
Je n'ai fait que l'apercevoir d'un peu loin, en me promenant au bas du coteau, mais, tout de sLiile, il m'a ravi. C'est l'ancien château des comtes de Sauveterrc?
Tni:ai:SL;.
Oui... Mon père en a he'rilé à la mort du comte Ujininique qui n'avait ni enfant, ni neveu. iMon père était son arrière-petit-cousin.
.lOSSAN.
Il y a une partie du château (jui est restaurée, n'est-ce pas?
THKI'.KSK.
Toutt! la partie gauche, celle qu'on n'apei(;i)it [tas bien de la route.
JOSSAX.
Comment est l'intérieur de Sauveterrc?
TIIKIlKSli.
Je ne vous cache pas, monsieur, qu'à part deux salles, toute la partie ancienne n'est pas en très bon état... Mais il y a deux salles parfaitement conservées. L'une s'appelait, avec un peu de prétention, la salle des gardes. L'autre est située dans la grande tourelle de droite... Mon père en avait fait un assez beau cabinet de travail. Il y a encore... je vous vante tout de suite ce qu'il y a de bien dans Sauveterrc, afin que vous soyez indulgent pour le reste... Il y a encore la terrasse dont la vue sur la vallée est vraiment une chose féerique... Et le parc qui est en désordre, mais dont les abres sont merveilleux... D'ailleurs, il faudra (jue vous veniez le visiter.
Oa I.A (IIATEIAINR
LA BAUDIKlii:.
Nous irons tous dimanclie... Voulez-vous diinanclie, .lossan?
JOSSAN.
Le jour qui conviendra le mieux à madame.
TlIKUKSi:.
Dimanche, alors.
LA BArDILHi;.
Ce sera une vraie partie de plaisir, ma bonne Thérèse... {Apnri.} Tant pis, je l'invite à dîner. (Haut.) Vous allez dîner avec nous, vous rentrerez ce soir à Sauveterre... Le baron et la baronne de Morènes vous reconduiront, vous êtes à une lieue, à peine.
.lOSSAN.
Mais, oui...
THÉRÈSE
Vous êtes bien aimable, mon oncle, et je vous remercie. Mais j'ai laissé mon petit Jacques seul avec la gouvernante, et il faut que je rentre dîner avec lui.
LA HAIDIKIU:.
Ça, évidemment, c'est une raison... Ce sera pour bientôt, hein?
TIILliKSK.
Avec i^Tand plaisir, mon oncle.
LA BAUDH':ni:.
Au revoir, alors, chère enfant. Vous nous attendrez dimanche.
C'est entendu!... (A André.) Monsieur!...
JOSSAX, s'iitclinmit.
Madame ! . . .
THÉliÈSL, L:is ,', /.•( U.iUfliérc.
Croyez-vous qu'il y ait de l'espoir?