ACTE III, SCÈNE II
retour, la vie a repris comme d'habitude. Mais ça ne fait rien, Lebrasier : je sens une histoire sur ma tête. Est-elle bonne? Est-elle mauvaise?... Mais sûr, il y en a une.
LEBRASIER. — un <e//i/j,v.
Ce qu'il y a d'encore plus sûr, Emma, c'est que, quoi qu'il arrive, il vous restera un ami...
EMMA, lui lendant la m.iiii.
Ça, Lebrasier, je le crois... Oui, vous avez été un très bon ami pendant tout le temps que j'ai été seule. Sans vous, je serais morte d'inquiétude... Vous ne vous êtes pas trop ennuyé avec moi ?
LEBRASIER.
Mais pas du tout...
EMMA
C'est que, dame, je n'ai pas une de ces conversations !...
Allons donc ! vous avez une conversation très intéressante... Est-ce que vous écriviez à Piégois?...
(Il liésile. 1
EMMA
Quoi ?
LEBRASIER.
Que nous nous voyions souvent... que nous dînions ensemble presque tous les soirs?
EMMA
Mais, certes oui, je le lui écrivais.
LEBRASn:H.
Ahl... Et il no vous a pas fait d'observation?
412 MONSIEUa PIKGOIS
EMMA
A quel propos, mon Dieu?
LEBRASIER.
Enfin... enfin... Il ne trouvait pas extraordinaire... que, lui absent, vous?...
EMMA, riuiit.
Mais non... Oh ! que vous êtes bête ! Il me connaît, je pense !
Je suis bête, c'est vrai ! Je suis d'une bêtise que vous n'êtes pas la première à me faire remarquer.
EMMA
Vous êtes fâché?... Non?
LEBRASIER.
Je suis agréablement surpris.
EMMA
C'est que je ne voudrais pas vous faire de peine, car je vous aime beaucoup. Tiens ! parbleu, je ne vous dirai pas que, comme homme, vous me plaisez, vous ne me croiriez pas.
LEBRASIER.
Je vous croirais avec difficulté.
EMMA
Mais j'ai pour vous de très bons sentiments.
LEBRASIER.
Lesquels?
EMMA
Ce n'est pas commode à expliquer. Mais j'aurais confiance en vous... j'aurais des choses à cacher, je vous les dirais. Vous avez un caractère très rigolo. Enfin, tout ce qu'il y a de mieux