SCENE Vin JOSSAN, THÉRÈSE
JOSSAN, qui a t^nlendii les dernières répliques.
Vous allez à Paris, ce soir? Qu'y a-t-il donc?
TIIÉHÈSE, all.uit ù lui.
Ah! mon ami, voilà la douleur, voilà le de'sastre dont j'avais peur, sans savoir qu'ils étaient si près de moi.
JOSSAN.
Mais vous êtes bouleversée!... Quavez-vous?
(Lui prenant les miiiiis.) VoyonS, ne VOUS alTolcz paS...
je suis là...
THÉRÈSE
Mon mari est venu tout à l'heure comme vous partiez. 11 a pris Jacques... il l'a emporté...
JOSSAN.
Emporté! Emporté oii?...
TIIKIiKSK.
Enfin, il veut le garder... il ne veut plus me le rendre... C'est son droit, il parait... Vous comprenez, André, il faut que je m'en aille, il faut que je le suive... Est-ce que je peux le laisser partir tout seul, ce petit, sans moi? Je l'aime trop, j'ai trop mis de ma vie en lui, trop d'espoir, j'ai tout mis : je ne pourrais plus m'en séparer... Et maintenant que je vous vois là, près de moi, je sens que je ne peux pas non plus me séparer de vous... Et moi qui croyais que jusqu'à présent j'avais été malheureuse!... Mais va, André, notre