ACTE II, sci'.Ni
CHARLOTTE
Nevers. Julien a une propriété aux environs.
GENEVIÈVE, riant.
Tu en sais plus long que moi 1
CHARLOTTE
Es-tu satisfaite de ton élève?
GENEVIÈVE
Très satisfaite.
CHARLOTTE
Hein ?... me vois-tu devenant une femme du monde?
GENEVIÈVE
Je t'assure que tu n'as pas grand'chose à faire. C'est vrai... Je te regarde... Tu as beaucoup de goût... tu n'as aucune vulgarité; tu te donnes la peine de réfléchir, d'observer... tu t'habilles parfaitement... Et depuis six mois, tu ne peux pas t'imaginer comme tu as pris de la distinction 1 11 y a des moments oii je l'admire... Je te vois parfaitement un jour faisant les honneurs d'un salon.
CHARLOTTE
Elle serait drôle, dis?
GENEVIÈVE
On a vu des choses plus extraordinaires !
{Entre la bonne.;
SCt:NE V Les Mêmes, La Ijonne.
LA BONNE
Une dame demande madame.
ois LA VKlNi:
CHARLOTTE
Qui est cette dame? Lui avez-vous demandé son nom?
LA BONNE
Elle n'a pas voulu me le dire. Elle vient de la part de mademoiselle Joséphine, fleuriste.
CHAULOTTE.
De la part de Joséphine! Par exemple!... Faites entrer.
LA BONNE
Bien, madame.
(Elle sort.)
CHARLOTTE, ,i GeiwtHève.
Reste donc. Tu te rappelles la petite Joséphine du magasin?
GENEVIÈVE
Je crois bien!
(La porte s'ouvre. Entre Joséphine, extrêmement élé- (jante. avec de l'excentricité. j