ACTE II, sr.KNi: \l
JOSÉPIIIXE.
Vous-même!... Mais il faut me tutoyer comme autrefois... Si! si !... Et vous, cane vous ennuie pas que je continue à vous appeler patronne?
CHAULOTTE.
Au contraire. Assieds-toi donc... Tu as une jolie robe !
JOSÉPHINE
N'est-ce pas? Oh! je suis très heureuse ! Et vous aussi, j'espère?
CHARLOTTE
Très heureuse.
JOSÉPHINE
Et vous, mademoiselle Geneviève?
C'.ENKVIKVE.
Moi aussi.
Alors, tout va bien !... Au fait, patronne, je ne vous dis pas comment j'ai su votre adresse et ce qui vous était arrivé...
CHARLOTTE
Et comment?
JOSÉPHINE
C'est Clémence et Louise, que j'ai rencontrées un jour... Nous sommes allées toutes les trois goûter chez un pâtissier... et elles m'ont donné de vos nouvelles. C'est comme ça que j'ai su toute l'histoire.
CHARLOTTE
Oiiclle histoire, mon Dieu?
JOSÉPHINE
Dame!... que vous vous étiez retirée des affaires... et puis...
CHARLOTTE
Et puis quoi?
3bO LA VEINE
JOSÉPHINE
Et puis... M. Bréard... Elles se sont peut-être trompées ?
CHARLOTTE
Mais non, Joséphine, ces demoiselles ne se sont pas trompées. Elles étaient bien renseignées.
Ah! tant mieux! 11 est gentil, monsieur Bréard. Vous faites bon ménage, je suis sûre.
CHARLOTTE
Excellent.
JOSÉPHINE
Dites donc, au fait, il n'y a pas d'erreur, il est bien avocat, monsieur Bréard?
CHARLOTTE
Mais certainement, il est avocat.
JOSÉPHINE
C'est ce qui me semblait.
CILVRLOTTE, riant.
Aurais-tu un procès, par hasard ?
JOSÉPHINE
Pas moi : Edmond.
CHARLOTTE
Qui est Edmond ?
JOSÉPHINE
Tourneur... vous savez?
CHARLOTTE, rircntenl.
Monsieur Tourneur?
Oui, il a un procès... Des journalistes qui ont insulté sa famille... je ne me rappelle pas exactement... Il voudrait prendre un grand avocat, le