ACTE III, ScèNE VI
Ll'CIKNNE. iirer un /lei; d'i'inotion.
Ah ! tant mieux!
BIUDEL, s'inviuuiiU pDlintenl.
Trop aimable, madame... (D'une indilféreiue nlf criée:. Vous n'êtes pas sortie, cette après-midi?
Ll'ClEN'NK
Non, monsieur.
DKNOIZHAI'.
Tout s'est passé avec une correction, une élégance... Je suis content, très content... Vous avez été parfait. N'est-ce pas, docteur?
Li: DOCTELU BLUGIIE.
Parfait! parfait! C'est un de mes meilleurs duels.
LL'CIENNK. .((( clocU-iir.
Je vous suis très reconnaissante, docteur, des soins que vous avez donnés à mon mari.
LE DOCTEUR
Il n'y a pas de quoi, madame. Tout à votre service.
ESTELLE, mimlraiil la inuin.
 quel endroit avez-vous été blessé exactement, Adolphe?
BRIDEL. loiirhfiiit urcr lu inuin (jitiirhi' li> poiffiift tiroil.
Ici, je crois.
ESTELLE
Ah!
LE DOCTELU, navançanl.
Vous n'avez jamais vu de blessure reçue en duel, madame?
ESTELLE
Non, docteur, jamais.
LE DOCTEUR, prenant /«■ hras de Bridel.
Voulez- vous me permettre?
(Il commence à le défaire.)
LL'CIENXK.
Est-ce que ça ne peut pas faire de mal, docteur, de découvrir?...
LK DOCTEUR
De découvrir la plaie? Au contraire, ça lui fera prendre Tair...
ESTELLE
Ah! voyons, voyons...
(Le docteur lilnche délache Vèchnrpe du cou de Bridel, puis enlèce les linges qui enveloppent la main.)
LE DOCTEUR, à Bridel.
Vous ne sentez rien?
BRIDEL
Rien.
LE DOCTEUR
Voici la plaie.
(Estelle. Luciemie et Leverquin se penclient.) ESTELLE, rcynrd.tiil.
Où?
LE DOCTEUR
On ne la distingue pas très bien... Attendez... (il
ouvre sa trousse et sort son liistouri. A Bridel.) DonnCZ
votre bras...
(7/ donne un léger coup de bistouri.) BRIDEL. criant.
Aïe! Aïe! Qu'est-ce que vous me faites?
LE DOCTEUR, froidciiienl.
J'ouvre un peu la blessure... on ne la voyait
plus du tout, f .1 Lucienne et :i Estelle.) VoUS pOUVCZ
regarder maintenant, mesdames.
ESTELLE
Ah! mon Dieu! ça saigne.
LE DOCTEUR
11 n'y a rien de meilleur pour les blessures...
(Il bande à noureau la plaie.)