SCENE X
P.RIDLIL, LUCIENNE, puh VARINOIS ET MADAME \ARINOIS.
BRI DEL, nprèa un silence.
Lucienne ?
LUCIENNE
Mon ami?
BRIDEL
Tu ne me feras plus de blagues?
LUCIENNE
Jamais.
BRIDEL
Tu le jures ?
I Lucienne l'embrasse.)
VARINOIS, entrant.
Ah ! mon ami... tous mes compliments ! J'arrive de Longchamp... Il restait une cinquantaine de personnes qui avaient assisté au combat et (jui me Font raconté... (Arec colère. )Et maintenaut, il faut que je dise deux mots à madame
Varinois, Appelant jmr le Irou de l'escalier.) Madame
Varinois! — Si vous saviez...
BlUDEL.
Quoi ?
VARINOIS, allant au fond et (lencendant les premières marches. Je vous le dirai... (Apercevanl madame Varinois.)
Ah ! vous voilà, malheureuse ! Montez, madame, monlt'zl Venez rougir devant voire gendre et devant votre fille !
140 PETITES l'Ol.LES
MADAME VARINOIS, montant.
Qu'ya-t-il?
VARINOIS.
Ah ! vous voulez jouer à la Bourse !... Ah ! vous avez le flair de la spéculation!... Eh bien! madame, je viens de rencontrer monsieur Toury, et savez ce que vous perdez, rien que dans la Bourse d'aujourd'hui, avec votre flair?
MADAME VARINOIS, e/lurée.
Nous avons baissé?
VARINOIS.
Vous avez baissé de cent soixante-sept cinquante!
MADAME VARINOIS.
Ah ! mon Dieu ! Et je perds ?
Cinquante mille francs !
BRIDEL
Cinquante mille francs ! ( .i Lucienne. j Elle va bien, ta mère!
VARINOIS.
Cinquante mille francs !
BRIDEL, .s'a])]irocli;int de nt;i(Iiune V;iJ'inois.
Madame, je ne perdrai pas un temps précieux à stigmatiser votre conduite. Il faudrait remonter bien loin dans l'histoire des belles-mères, pour rencontrer quelque chose d'équivalent.
VARINOIS.
C'est vrai !
BRIDEL
J'espère que cette catastrophe, qui aurait pu être encore plus grave, vous servira de leçon et que vous comprendrez enhn que la véritable place d'une femme qui a deux filles et deux gendres est à la campagne.