SCENE LX Lls Mouîs, LonSKTTE
LOUISETTE, iair embarrassi-. très ili/férenl de l'attitude (ju'elle arail dans les scènes précédentes. Elle est en cliaiieau, — un joli rhajieau.
.J'ai fait la commission de madame...
Voulez-vous dire à monsieur en quoi elle consistait, cette commission?
\r.TE III, SCKNE IX 137
LOUISETTK.
Mais...
LUCIENNE
Dites, voyons, dites...
LOUISETTE
Madame m'avait donné une lettre pour remettre à monsieur Toury.
LrCIENNE.
Vous la lui avez remise?
LOUISETTE
Oui, madame.
BRIDEL
Et?...
LOUISETTE
Monsieur Toury l'a prise... il l'a lue et il s'est mis à rire.
BRIDEL
C'est tout?
LOnSETTE.
Quand il a eu ri...
/•-7/e s'arrête.)
BRIDEL
Eh bien ! quand il a eu ri ?.. .
LOUISETTE, baissant les yeux
11 m'a conseillé de quitter madame Varinois.
BRIDEL
De quitter ma belle-mère?
LOUISETTE
Et d'ailleurs, il ne me l'aurait pas conseillé que je l'aurais fait tout de même... (Détournant Li tète.) Je ne suis plus di^no d'être la femme de chambre de madame Varinois.
LUCIENNE, riaiil.
Ah bah?...
i:5S l'ETlTHS FOI, LES
LOUISETTE
Monsieur Edmond l'a bien compris... Alors, comme je ne restais pas femme de chambre, je suis allée m 'acheter un chapeau
LUCIENNE
Il est très joli, Louisette.
LOUISETTE
Et un collet...
Qui vous va fort bien... Vous êtes très élégante.
LOUISETTE
Toutes mes économies y ont passé.
BRIDEL
Oh! ne craignez rien... Il est riche, monsieur Edmond...
LOUISETTE
C'est ce que je me suis dit...
LUCIENNE, serrant la main de Louisette.
Bonne chance, Louisette.
LOUISETTE
Merci, madame... Vous aussi.
LUCIENNE
Vous serez très heureuse.
LOUISETTE
,Ie l'espère, madame... Je ne suis pas exigeante.
LUCIENNE
Au revoir, alors... Et plus tard, si les choses ne tournent pas comme vous le désirez, vous trouverez toujours une place ici...
LOUISETTE
Madame est trop bonne... On ne sait jamais... Au revoir, madame... Au revoir, monsieur.
Acrii III, scicNi; x 139
LUCIENNE
Au revoir, mon enfant... et tous mes souhaits...
(Soii I.ouiselte.)