SCÈNE IV JACQUES, HÉLÈNE, puis PLESNOIS
IIÉLÈXE.
11 doit venir guetter Marguerite, que j'attends après les courses...
PLESNOIS, enlrunt.
Je ne vous dérange pas, mes bons amis?... Mes compliments, chère madame.
JACQUES
Quoi de neuf?
PLESNOIS.
Pas uranfrchose. Au cercle, on parle de la candidature de Brassac, mais je n'y crois pas... Il ne serait pas nommé...
HÉLÈNE
Brassac, c'est ?...
PLESNOIS.
Une espèce de banquier. Le directeur de la Banque Franco-Etrangère !
JACQUES
Quest-ce que ça vaut ?
PLESNOIS.
Rien. Seulement Brassac est un homme à qui tout réussit à la Bourse en ce moment. Alors, (.•a lui fait une situation sur le Boulevard. Vous savez comment on l'appelle? Bébé !
HÉLÈNE, ri.inl.
Bébé ! Pourquoi ?
PLESNOIS.
Parce qu'il est joufllu et qu'il a l'air très bon garçon. Je reconnais d'ailleurs qu'il est bien parti et qu'à moins d'être arrêté un jour par la déveine...
Ou par la gendarmerie.
PLESNOIS.
Il ira loin. Mais, à mon avis, on aurait le plus grand tort de le recevoir au cercle. iHeffardant sa montre.) La troisième course est Unie depuis longtemps... Marguerite m'avait affirmé qu'elle serait ici à...
JACQUES
Elle va venir, ne soyez pas inquiet. Avec qui esl^elle allée aux courses, madame Plesnois?
150 I-A BOURSE Ol' LA VIE
PLESNOIS.
Avec Le Houssel et Molineuf.
HÉLÈNE
Toujours, jaloux, alors?...
PLESNOIS.
Moi? Je n'ai plus aucune jalousie, ma parole. Quand j 'étais jaloux, je ne m'en cachais pas.
HÉLÈNE
Et c'est fini?
PLESNOIS.
Oui, parce que j'ai raisonné. Qu'est-ce que la jalousie?
JACQUES, fidsunl xifinc ;i lIiHèno dr lire la lettre du notaire.
Vous permettez que ma femme achève cette lecture ?
PLESNOIS.
Faites donc.
HÉLÈNE
Vous m'excusez?...
(Elle sort.)