‹ Théâtre completChapitre 1021 sur 1720 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

IRÈNE, LÉONCE, ZOÉ

IRÈNE

Est-ce vous qu'en ces lieux mon désespoir contemple? Soutien des malheureux, mon père! mon exemple! Quoi! vous quittez pour moi le séjour de la paix! Hélas! quavez-YOus vu dans celui des forfaits?

LÉONCE

Les murs de Constantin sont un champ de carnage. J'ignore, grâce aux cieux, quel étonnant orage, Quels intérêts de cour, et quelles factions, Ont enfanté soudain ces désolations.

On m'apprend qu'Alexis, armé contre son maître, Avec les conjurés avait osé paraître.

L'un dit qu'il a reçu la mort qu'il méritait; L'autre, que devant lui son empereur fuyait : On croit César blessé; le combat dure encore Des portes des sept tours au canal du Bosphore : Le tumulte, la mort, le crime est dans ces lieux : Je viens vous arracher de ces murs odieux. Si vous avez perdu dans ce combat funeste Un empire, un époux, que la vertu vous reste. J'ai vu trop de Césars, en ce sanglant séjour, De ce trône avili renversés tour à tour.... Celui de Dieu, ma fille, est seul inébranlable.

irène. [ble;

On vient mettre le comble à l'horreur qui m'acca- Et voilà des guerriers qui m'annoncent mon sort.

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