ALEXIS, ZOÉ
Eh bien ! Zoé, que venez-vous m'apprendre?
ZOÉ
Dans son appartement gardez-vous de vous rendre. Léonce et le pontife épouvantent son cœur; Leur voix sainte et funeste y porte la terreur : Gémissante à leurs pieds, tremblante, évanouie, Nos tristes soins à peine ont rappelé sa vie.^ Des murs de ce palais ils osent l'arracher; Lne triste retraite à jamais va cacher Du reste de la terre Irène abandonnée : Des veuves des Césars telle est la destinée. On ne verrait en vous qu'un tyran furieux, Un soldat sacrilège, un ennemi des cieux, Si, voulant abolir ces usages sinistres, De la religion vous braviez les ministres. L'impératrice en pleurs vous conjure à genoux De ne point écouter un imprudent courroux, De la laisser remplir ces devoirs déplorables Que des maîtres sacrés jugent inviolables.
ALEXIS
Des maîtres où je suis!... j'ai cru n'en avoir plus. A moi, gardes, venez.