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SCÈNE VI

RONDON, LISE.

ROXDOX.

Eh bien ! ma Lise, qu'est-ce ?

Je te cherchais, et ton époux aussi.

LISE

11 ne l'est pas, que je crois, Dieu merci !

ROXDOX.

Où vas-tu donc?

LISE

Monsieur, la bienséance M'oblige encor d'éviter sa présence.

(Elle sort.)

RONDON.

Ce président est donc bien dangereux !

Je voudrais être incognito près d'eux; Là... voir un peu quelle plaisante mine Font deux amants qu'à l'hymen on destine.

FIERENFAT, RONDON, sergents.

fierenfat.

Ah ! les fripons, ils sont fins et subtils. Où les trouver? où sont-ils? où sont-ils? Où cachent-ils ma honte et leur fredaine?

RONDON.

Ta gravité me semble hors d'haleine.

Que prétends-tu? que cherches-tu? qu'as-tu?

Que t'a-t-on fait?

fierenfat.

J'ai... qu'on m'a fait cocu.

ROXDON.

Cocu ! tudieu ! prends garde, arrête, observe.

FIERENFAT.

Oui, oui, ma femme. Allez, Dieu me préserve De lui donner le nom que je lui dois ! Je suis cocu, malgré toutes les lois.

RONDON.

Mon gendre !

FIERENFAT.

Hélas! il est trop vrai, beau-père.

RONDON.

Eh quoi ! la chose...

FIERENFAT.

Oh ! la chose est fort claire.

RONDON.

Vous me poussez...

FIERENFAT.

C'est moi qu'on pousse à bout.

RONDON.

Si je croyais...

FIERENFAT.

Vous pouvez croire tout.

RONDON.

Mais plus j'entends, moins je comprends, mon gen-

FIERENFAT. [dre.

Mon fait pourtant est facile à comprendre.

RONDON.

S'il était vrai, devant tous mes voisins J'étranglerais ma Lise de mes mains.

FIERENFAT.

Étranglez donc, car la chose est prouvée.

ROXDON.

Mais en effet ici je l'ai trouvée,

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