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L'ENFANT PRODIGUE, SCÈNE VII

LES PRÉCÉDENTS, RONDON, MADAME CROU- PILLAG, FIERENFAT, recors, suite.

FIERENFAT.

Ah! le voici qui parle encore à Lise.

Prenons notre homme hardiment par surprise ;

Montrons un cœur au-dessus du commun.

RONDON.

Soyons hardis, nous sommes six contre un.

LISE, à liondon.

Ouvrez les yeux, et connaissez qui j'aime.

C'est lui.

FIERE.XFAT.

Qui donc?

LISE

Votre frère.

EUPHÉMON PÈRE.

Lui-même.

FTERENFAT.

Vous vous moquez! ce fripon, mon frère?

LISE

Oui.

MADAME CROUPILLAC.

J'en ai le cœur tout à fait réjoui.

RONDON.

Quel changement! quoi? c'est donc là mon drôle?

FIERENFAT.

Oh ! oh 1 je joue un fort singulier rôle : Tudieu, quel frère !

EUPHÉMON PÈRE.

Oui, je Pavais perdu ; Le repentir, le ciel me l'a rendu.

Bien à propos pour moi.

FIERENFAT.

La vilaine âme !

Il ne revient que pour m'ôter ma femme !

EUPHÉMON FILS, ù Fierenfat.

Il faut enfin que vous me connaissiez : C'est vous, monsieur, qui me la ravissiez. Dans d'autres temps j'avais eu sa tendresse : L'emportement d'une folle jeunesse M'ôta ce bien dont on doit être épris, Et dont j'avais trop mal connu le prix. J'ai retrouvé, dans ce jour salutaire.

Ma probité, ma maîtresse, mon père.

M'envierez-vous l'inopiné retour Des droits du sang et des droits de l'amour? Gardez mes biens, je vous les abandonne ; Vous les aimez.... moi, j'aime sa personne; Chacun de nous aura sou Mai bonheur,

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