ARISTON, CLÉON, HORTENSE, CLITANDRE
l'exempt, gardes dans le fond, suite de Cléon.
HORTENSE
Ariston, grâce au ciel, je viens, aux yeux de touSj Montrer cette amitié, cette estime épurée
Que l'infâme imposture avait déshonorée.
Hélas ï pardonnez-vous à mon époux, à moi?
ARISTON
Eh! puis-je rien comprendre à tout ce que je voi? J'ignore absolument quel trouble vous anime, Quelle était votre erreur, votre soupçon, mon crime, D'où vient ce prompt retour et ce grand change-
cléon. [ment.
Vous allez de la chose être instruit pleinement; Et je vais faire voir aux yeux de l'innocence Quel crime l'attaquait et quelle est la vengeance. Mettez-vous là, de grâce, et dans cet entretien Daignez ne point paraître.
{Cléon fait entrer Arislon dans un cabinet.)
On vient, écoutez bien.
(A l'exempt.) Vous, monsieur, vous savez quel devoir est le vôtre. Rendez le premier ordre et recevez cet autre. Il est signé du nom de notre souverain. Quand il en sera temps, obéissez soudain.
[V exempt lit le nouvel ordre, et le referme.)