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SCÈNE VIII

DORFISE, le chevalier MONDOR, ADINE, COLETTE.

COLETTE

Madame!

DORFISE.

Eh bien?

COLETTE

Vous êtes attendue A l'assemblée.

Oui, j'y serai rendue Dans peu de temps.

LE CHEVALIER MONDOR

Quel message ennuyeux!

Quand nous serons assemblés tous les deux, Nous casserons pour jamais, je vous prie, Ces rendez-vous de fade pruderie, Ces comités, ces conspirations Contre les goûts, contre les passions.

11 vous sied mal, jeune encor, belle et fraîche, D'aller crier d'un ton de pigrièche Contre les Ris, les Jeux et les Amours, De blasphémer ces dieux de vos beaux jours, Dans des réduits peuplés de vieilles ombres, Que vous voyez dans leurs cabales sombres Se lamenter, sans gosier et sans* dents, Dans leurs tombeaux, des plaisirs des vivants. Je vais, je vais de ces sempiternelles Tout de ce pas égayer les cervelles, Et leur donnant à toutes leur paquet, Par cent bons mots étouffer leur caquet.

DORFISE.

Gardez-vous bien d'aller me compromettre : Cher chevalier, je ne puis le permettre. N'allez point là.

LE CHEVALIER MONDOR

Mais j'y cours à l'instant Vous annoncer.

{Il sort,) DORFISE.

Ah ! quel extra">agant!

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