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LA PRUDE, ACTE III, SCENE VI

BARTOLIN, revenant et tenant Adine par le bras. Ah ! ah ! notre future, Vos avocats sont d'aimable figure !

Dans le barreau vous choisissez très-bien. Venez, venez, notre vieux praticien ; D'ici sans bruit il vous faut disparaître, Et vous irez plaider par la fenêtre ; Allons, et vite.

DORFISE.

Écoutez-moi ; pardon, Mon cher mari.

ADINE

Lui, son mari !

BARTOLIN, à Adine.

Fripon !

11 faut d'abord commencer ma vengeance Par l'étriller à ses yeux d'importance.

ADINE

Hélas ! monsieur, je tombe à vos genoux; Je ne saurais mériter ce courroux :

Vous me plaindrez, si je me fais connaître, Je ne suis point ce que je peux paraître.

BARTOLIN.

Tu me parais un vaurien, mon ami, Fort dangereux; et tu seras puni.

Viens cà ! viens cà !

ADINE

Ciel ! au secours ! à l'aide !

De grâce î hélas !

COLETTE

Fort bien.

Où courez-vous?

DORFISE.

La rage le possède.

A mon secours, tous mes voisins !

BARTOLIN.

Tais- toi.

DORFISE, COLETTE, ADINE.

A mon secours !

BARTOLIN, emmenant Adine.

Allons, sors de chez moi.

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