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SCÈNE IV

BARTOLIN, DORFISE, COLETTE.

DORFISE, allant au-devant de Bartolin,

Mon cher monsieur, le ciel vous accompagne!...

Vous revenez bien tard de la campagne!... Vous m'avez fait un si grand déplaisir, Que je suis prête à m'en évanouir.

BARTOLIN.

Le chevalier disait tout au contraire...

DORFISE.

Tout ce qu'il dit est faux, je suis sincère; 11 faut me croire ; il m'aime à la fureur ; Il est au vif piqué de ma rigueur; Son vain caquet m'étourdit et m'assomme, Et je ne veux jamais revoir cet homme.

BARTOLIN.

Mais cependant de bon sens il parlait.

DORFISE.

Ne croyez rien de tout ce qu'il disait.

BARTOLIN.

Soit ; mais il faut, pour finir nos affaires, Prendre en ce lieu les choses nécessaires.

DORFISE, d'un ton caressant.

Que faites-vous? arrêtez-vous, holà!

N'entrez donc, point dans ce cabinet-là.

BARTOLIN.

Comment? pourquoi?

DORFISE, après avoir rêvé.

Du même esprit poussée, j'ai comme vous eu, mon cher, en pensée... De mettre ici nos papiers en état...

J'ai fait venir notre vieil avocat... Nous consultions; une grande faiblesse L'a pris soudain.

BARTOLIN.

C'est excès de vieillesse.

COLETTE

On va donner au bon petit vieillard Un...

BARTOLIN.

Oui, j'entends.

DORFISE.

On l'a mis à l'écart ; De mon sirop il a pris une dose, Et maintenant je pense qu'il repose.

BARTOLIN.

Il ne repose point, car je l'entends Qui marche encore et tousse là dedans.

COLETTE

Eh bien! faut-il, lorsqu'un avocat tousse, L'importuner ?

BARTOLIN.

Tout cela me courrouce; Je veux entrer.

(// entre dans le cabinet.) DORFISE.

O ciel ! fais donc si bien Qu'il cherche tout sans pouvoir trouver rien. Hélas! qu'entends-je? on s'écrie ! il dit : « Tue ! » Mon avocat est mort, je suis perdue.

Où suis-je? hélas! de quel côté courir? Dans quel couvent m'aller ensevelir ?

Où me noyer?

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