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SCÈNE II

BLANFORD ; MADAME BURLET, passant sur le théâtre.

BLANFORD, l'arrêtant.

Ah ! madame, Daignez calmer l'orage de mon âme ; Un mot, de grâce, un moment de loisir. Où courez-vous?

MADAME BURLET.

Souper, me réjouir; Je suis pressée.

Ah ! j'ai dû vous déplaire; Mais oubliez votre juste colère, Pardonnez.

MADAME BURLET, en riant.

Bon ! loin de me courroucer, J'ai pardonné déjà, sans y penser.

BLANFORD.

Elle est trop bonne. Eh bien ! qu'à ma tristesse Votre humeur gaie un moment s'intéresse !

MADAME BURLET.

Va, j'ai gaiement pour toi de l'amitié, Beaucoup d'estime et beaucoup de pitié.

BLANFORD.

Vous plaindriez le destin qui m'outrage !

MADAME BURLET.

Ton destin, oui ; ton humeur, davantage !

BLANFORD.

Vous êtes vraie, au moins ; la bonne foi, Vous le savez, a des charmes pour moi. Parlez: Darmin n'aurait-il qu'un faux zèle? Me trompe-t-il ? est-il ami fidèle-?

MADAME BURLET.

Tiens, Darmin t'aime, et Darmin dans son cœur A tes vertus avec plus de douceur.

BLANFORD.

Et Bartolin ?

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