SCÈNE II
Lord MURRAY et ses gens, dans renfoncement; LINDANE, et les précédents, sur le devant.
LORD MURRAY, à ses gens.
Restez ici, vous : vous, courez à la chancellerie, et rapportez-moi le parchemin qu'on expédie, dès qu'il sera scellé. Vous, qu'on aille préparer tout dans la nouvelle maison que je viens de louer. (// tire un papier de sa poche et le lit.) Quel bonheur d'assurer celui de Lindane !
lindane, à Polly.
Hélas ! en le voyant , je me sens déchirer le cœur.
FREEPORT.
Ce milord-là vient toujours mal à propos : il est si beau et si bien mis qu'il me déplaît souverainement; mais, après tout, que cela me fait-il? j'ai quelque affection... mais je n'aime point, moi. Adieu, mademoiselle.
LINDANE
Je ne partirai/point sans vous témoigner encore ma reconnaissance et mes regrets.
FREEPORT.
Non, non ; point de ces cérémonies-là, vous m'attendririez peut-être : je vous dis que je n'aime point... je vous verrai pourtant encore une foisje resterai dans la maison, je veux vous voir partir. Allons, Fabrice, aider ce bon gentilhomme de là-haut : je me sens, vous dis-je, de la bonne volonté pour cette demoiselle.