‹ Théâtre completChapitre 1384 sur 1720 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les précédents, LE MARQUIS.

{Tous se lèvent.)

le marquis.

Mon vieux faiseur de conte, il me faut de l'argent. Bonjour, belle Babet; bonjour, ma vieille bonne...

(A Guillot.) Ah! te voilà, maraud; si jamais ta personne S'approche de Babet, et surtout moi présent, Pour te mieux corriger je t'assomme à l'instant.

GUILLOT

Quel diable de marquis !

Va, détale.

BABET

Eh ! de grâce, Un peu moins de colère, un peu moins de menace. Que vous a fait Guillot ?

MADAME AUBONNE

Tant de brutalité Sied horriblement mal aux gens de qualité. Je vous l'ai dit cent fois,'mais vous n'en tenez comp te . Vous me faites mourir de douleur et de honte.

LE MARQUIS

Allez, vous radotez... Monsieur Rente, à l'instant Qu'on me fasse donner six cents écus comptant.

l'intendant.

Je n'en ai point, monsieur.

LE MARQUIS

Ayez-en, je vous prie.

Il m'en faut pour mes chiens et pour mon écurie> Pour mes chevaux de chasse et pour d'autres plaisirs. J'ai très^peu d'écus d'or et beaucoup de désirs. Monsieur mon trésorier, déboursez, le temps presse*

l'intendant.

A peine émancipé, vous épuisez ma caisse. Quel temps prenez-vous là ?quoi ! dans le même jour Où le roi vient chez vous avec toute sa cour! Songez-vous bien aux frais où tout nous précipite?

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