SCÈNE IV
Les précédents, LA COMTESSE.
LA COMTESSE
Eh ! qu'est-ce que je vois?
Je le cherche partout: que ses mœurs sont rusti- Jelc trouve toujours parmi des domestiques, [ques! Il se plaît avec eux ; il m'abandonne.
MADAME AUBONNE
Hélas !
Nous l'envoyons cà vous, mais il n'écoute pas. Il me traite bien mal.
LA COMTESSE
Consolez-vous, nourrice ; Mon cœur qn tous les temps vous a rendu justice, Et mon fils vous la doit : on pourra l'attendrir.
MADAME AUBONNE
Ah! vous ne savez pas ce qu'il me fait souffrir.
LA COMTESSE
Je sais qu'en son berceau, dans une maladie, Étant cru mort longtemps, vous sauvâtes sa vie : 11 en doit à jamais garder le souvenir. S'il ne vous aimait pas, qui pourrait-il chérir?
Laissez-moi lui parler.
Dieu veuille que madame Par ses soins maternels amollisse son âme!
LE MARQUIS
Que de contrainte !
LA comtesse, a l'intendant»
Et vous, tout est-il préparé?
Vous savez de vos soins combien je vous sais gré.
l'intendant.
Madame, tout est prêt, mais la dépense est forte ; Cela pourra monter tout au moins... à...
LA COMTESSE
Qu'importe?
Le cœur ne compte point, et rien ne doit coûter Lorsque le grand Henri daigne nous visiter.
( A ses gens.) Laissez-moi, je vous prie.
(Us sortent.)