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LA COMTESSE, LE MARQUIS, CHARLOT

LA COMTESSE

Venez, mon bon Chariot. Le marquis m'a promis Qu'il serait désormais de vos meilleurs amis.

LE MARQUIS, se détournant.

Je n'ai point promis ça.

LA COMTESSE

Ce grand jour d'allégresse Ne pourra plus laisser de place à la tristesse. Où donc est votre mère?

CHARLOT

Elle pleure toujours; Et j'implore pour moi votre puissant secours, Votre protection, vos bontés toujours chères, Et ce cœur digne en tout de ses augustes pères. Madame, vous savez qu'à monsieur votre fils, [mis ; Sans me.plaindre un moment, je fus toujours sou- Vivre à vos pieds, madame, est ma plus forte envie. Le héros des Français, l'appui de sa patrie, Le roi des cœurs bien nés, le roi qui des ligueurs A par tant de vertus confondu les fureurs, Il vient chez vous, il vient dans vos belles retraites ; Et ce n'est que pour lui que des lieux où vous êtes Mon âme en gémissant se pourrait arracher. La fortune n'est pas ce que je veux chercher. Pardonnez mon audace, excusez mon jeune âge. On m'a si fort vanté sa bonté, son courage. Que mon cœur tout de feu porte envie aujourd'hui A ces heureux Français qui combattent sous lui. Je ne veux point agir en soldat mercenaire; Je veux auprès du roi servir en volontaire, Hasarder tout mon sang, sûr que je trouverai Auprès de vous, madame, un asile assuré. Daignez-vous approuver le parti que j'embrasse?

LA COMTESSE

Va, j'en ferais autant, si j'étais à ta place.

Mon fils, sans doute, aura pour servir sous sa loi

Autant d'empressement et de zèle que toi.

LE MARQUIS

Eh, mon Dieu ! oui. Faut-il toujours qu'on me corm> A notre ami Chariot? l'accolade est bizarre! [pare

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