‹ Théâtre completChapitre 1402 sur 1720 · JULIE, MADAME AUBONNE, BABET, GUILLOT · texte numérisé non relu

JULIE, MADAME AUBONNE, BABET, GUILLOT

GUILLOT, en criant.

Ah! mon Dieu! quel malheur!

BABET

Quoi?

MADAME AUBONNE

Qu'est-il arrivé ?

GUILLOT

Notre jeune seigneur.

JULIE

A-t-il fait à Chariot quelque nouvelle injure?

GUILLOT

Il ne donnera plus des soufflets, je vous jure, A moins qu'il n'en revienne.

MADAME AUBONNE

Ah! mon Dieu! que dis-tu ?

GUILLOT

Babet l'aura pu voir.

BABET

J'ai dit ce que j'ai vu, Pas grand'chose.

MADAME AUBONNE

Eh ! butor ! dis donc vite, de grâce, Ce qui s'est pu passer, et tout ce qui se passe.

GUILLOT

Hélas! tout est passé. Le marquis là dehors

Est troué d'un grand coup tout au travers du corps.

MADAME AUBONNE

Ah ! malheureuse !

JULIE

Hélas ! vous répandez des larmes.

Mais ce n'est pas Chariot; Chariot n'avait point guillot. [d'armes.

On en trouve bientôt. Ce marquis turbulent Poursuivait notre ami, ma foi, très-vertement. L'autre, qui sagement se battait en retraite, Déjà d'un écuyer avait saisi la brette. Ja lui criais de loin : « Chariot, garde-toi bien D'attendre monseigneur, il ne ménage rien; J'ai trop à mes dépens appris à le connaître; Va-t'en; il ne faut pas s'attaquer à son maître. a Mais Chariot lui disait: « Monsieur, n'approchez Il s'est trop approché, voilà le mal. [pas. »

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