SCÈNE V
ERIPHYLE, ZÉL0N1DE.
ERIPHYLE.
fe sens que je succombe à ma douleur mortelle. Ucméon ne vient point. L'a-t-on fait avertir?
ZÉLONIDE.
Déjà du camp des rois il aura dû partir.
ïuoi, madame, à ce nom votre -douleur redouble !
!c n'éprouvai jamais de plus funeste trouble. Si du moins Alcméon paraissait ta mes yeux!
ZÉLONIDE.
Il est l'appui d'Argos, il est chéri des dieux.
ERIPHYLE.
Ce n*est qu'en sa vertu que j'ai quelque espérance. Puisse-t-il de sa reine embrasser la défense! Puisse-t-il me sauver de tous mes ennemis! 0 dieux de mon époux! et vous, dieux de mon fils ! Prenez de cet État les rênes languissantes; Remettez-les vous-même en des mains innocentes! Ou si dans ce grand jour il me faut déclarer, Conduisez donc mon cœur et daignez l'inspirer.