SCÈNE II
LE BARON DE LA COCHONNIÈRE, en buffle, à la tête de ses rjens; MARAUDIN.
LE BARON
Ah! c'est vous, mon brave monsieur Maraudin? Pardon; mais il faut être un peu sur ses gardes quand on a une jeune fille dans son château. Il y a tant de gens dans le monde qui enlèvent les filles! On ne voit que cela dans les romans.
MARAUDIN.
Cela est vrai; je viens aussi pour vous enlever mademoiselle Thérèse , et je vous amène un gendre.
Quand est-ce donc que j'aurai le plaisir de voir dans mon château de la Cochonnière M. le comte de Boursoufle?
MARAUDIN.
Dans un moment, il va rendre ses respects à son très-honoré beau- père.
LE BARON
Ventre de boulets! il sera très-bien reçu, et je lui réponds de Thérèse. Mon gendre est un homme de bonne mine, sans doute?
MARAUDIN.
Assurément, et d'une figure très-agréable. Peu-