‹ Théâtre completChapitre 1512 sur 1720 · LE COMTE DE BOURSOUFLE, ACTE II, SCÈNE V · texte numérisé non relu

LE COMTE DE BOURSOUFLE, ACTE II, SCÈNE V

sez-vous que j'irais donner à mademoiselle Thérèse un petit mari haut comme ma jambe, et tel qu'on en voit plus d'un à la cour et à la ville?

LE BARON

Amène-t-il un grand équipage? Aurons-nous bien de l'embarras?

MARAUDIN.

Au contraire; M. le comte hait l'éclat et le faste. Il a voulu venir avec moi incognito. Ne croyez pas qu'il soit venu dans son équipage ni en chaise de poste.

LE BARON

Tant mieux ; tous ces vains équipages ruinent et sentent la mollesse. Nos pères allaient à cheval, et jamais les seigneurs de laCochonnière n'ont eu de carrosse.

MARAUDIN.

Ni votre gendre non plus. Ne vous attendez pas à lui voir de ces parures frivoles, de ces étoffes superbes, de ces bijoux à la mode.

LE BARON

Un buffle, corbleu ! un buffle, voilà ce qu'il faut en temps de guerre. Mon gendre me charme par le récit que vous m'en faites.

MARAUDIN.

Oui, un buffle; il en trouvera ici. Il sera encore plus content de vous que vous de lui. Le voici qui s'avance.

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