‹ Théâtre completChapitre 1585 sur 1720 · GRAND CHOEUR · texte numérisé non relu

GRAND CHOEUR

Jamais l'Amour n'a remporté Une victoire plus brillante.

UN BERGER

Dans le prochain bocage orné par ses appas, La pompe de l'hymen, et son bonheur s'apprête;

Nos bergers parent sa tête

Des fleurs qui naissent sous ses pas.

Phanor avec les siens a quitté nos asiles;

La Discorde fuit pour jamais.

L'Hymen, le tendre Amour, et les dieux, et la Paix,

Nous assurent des jours tranquilles.

(Danses.) Dans ce fortuné séjour,

Les timbales et les musettes,

Les sceptres des rois, les houlettes,

Sont unis des mains de l'Amour.

UNE BERGÈRE

Bientôt, selon. l'usage établi parmi nous,

Les pasteurs consacrés aux dieux de nos ancêtres

Au son de leurs flûtes champêtres Vont amener Zélide à son heureux époux.

TANIS

Viens, vole, cher objet; c'est l'Amour qui t'appelle. Tsos chiffres sont tracés sur de jeunes ormeaux; Le temps les verra croître et les rendra plus beaux, Sans pouvoir ajouter à mon amour fidèle. Ces gazons sont plus verts; une grâce nouvelle

Anime le chant des oiseaux.

Viens, vole, cher objet; c'est l'Amour qui t'appelle.

Page 1