‹ Théâtre completChapitre 1706 sur 1720 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LU PÈRE de Daphnis, LE PÈRE de Glycère, DAPHNIS, PRESTINE.

LE PÈRE DE DAPHNIS, à celui de Glycère. Écoutez; j'ai du sens, car j'ai vu bien des choses, Des esprits, des sorciers et des métempsycoses. Le dieu que je révère, et qui règne en ces lieux. Me semble, après l'Amour, le plus malin des dieux. Je l'ai vu dans mon temps troubler bien des cervel- II produisait souvent d'assez vives querelles; [les; Mais cela s'éteignait après une heure ou deux. Peut-être que la coupe était d'un vin fumeux, Ou dur, ou pétillant, et qui porte à la tête. Ma fille en a trop bu; de là vient la tempête Qui de nos jours heureux a noirci le plus beau. La coupe nuptiale a troublé son cerveau : Elle est folle, il est vrai; mais, Dieu merci, tout Je n'ai vu ni d'amour ni de haine sans fin... [passe : Elle te raimera ; tu rentreras en grâce Dès qu'elle aura cuvé son vin.

PRESTINE.

Mon père, vous avez beaucoup d'expérience, Vous raisonnez on ne peut mieux :

Je n'ai ni raison ni science, Mais j'ai des oreilles, des yeux.

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