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LES DEUX TONNEAUX, ACTE II, SCÈNE IV

De ce temple sacré j'ai vu la balayeuse

Qui d'une voix mystérieuse A dit à ma grand'sœur, avec un ton fort doux : « Quand on vous mariera, prenez bien garde à J'avais fait peu de cas d'une telle parole; [vous. »

Je ne pouvais me défier

Que cela put signifier

Que ma grand'sœur deviendrait folle.

Et puis je me suis dit, toujours en raisonnant :

« Ma sœur est folle cependant.

Grégoire est bien malin : il pourchassa Glycère, 11 n'en eut qu'un refus; il doiUètre en colère.

11 est devenu grand seigneur :

On aime quelquefois à venger son injure. Moi. je me vengerais si l'on m'ôtait un cœur. »

Voyez s'il est quelque valeur

Dans ma petite conjecture.

DAPHNIS

Oui, Prcstine a raison.

LE PÈRE DE GLYCÈRE

Cette fille ira loin.

LE PÈRE DE DAPHNIS

Ce sera quelque jour une maîtresse femme.

DAPHNIS

Allez tous, laissez-moi le soin De punir ici cet infâme; A ce monstre ennemi je veux arracher l'àme.

Laissez-moi.

LE PÈRE DE GLYCÈRE

Qui l'eût cru, qu'un jour si fortuné A tant de maux fût destiné?

LE PÈRE DE DAPHNIS

Hélas! j'en ai tant vu dans le coins de ma vie! De tous les temps passés l'histoire en est remplie.

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