ALCMÉON, HERMOGIDE, THÉANDRE, POLÉMON
suite d'alcméon, soldats d'hermogide captifs,
le choeur.
ALCMÉON, à ses soldats.
Enchaînez ce barbare, épargnez tout le reste: 11 a trop mérité ces supplices cruels Réservés par nos lois pour les grands criminels; Sa perte par mes mains serait trop glorieuse : Ainsi que ses forfaits, que sa mort soit honteuse.
(A Hermogide.) Et pour finir ta vie avec plus de douleur, [queur. Traître, vois, en mourant, ton roi dans ton vain- Tes crimes sont connus, ton supplice commence. Vois celui dont ta rage avait frappé l'enfance; Vois le fils de ton roi.
HERMOGIDE.
Son fils ! ah ! dieux vengeurs !
Quoi ! j'aurais cette joie au comble des malheurs! Quoi! tu serais son fils! est-il bien vrai?
ALCMÉON
Perfide, Qui peut te transporter ainsi?
HERMOGIDE.
Ton parricide.
ALCMÉON
Qu'on suspende sa mort... Arrête, éclaircis-moi, Ennemi de mon sang.
HERMOGIDE.
Je le suis moins que toi.
Va, je te crois son fils, et ce nom doit me plaire; Je suis vengé : tu viens d'assassiner ta mère.
ALCMÉON
Monstre!
nERMOGIDE.
« Tourne les yeux : je triomphe, je voi Que vous êtes tous deux plus à plaindre que moi. Je n'ai plus qu'à mourir.