‹ Théâtre completChapitre 171 sur 1720 · ALCMÉON, HERMOGIDE, THÉANDRE, POLÉMON · texte numérisé non relu

ALCMÉON, HERMOGIDE, THÉANDRE, POLÉMON

suite d'alcméon, soldats d'hermogide captifs,

le choeur.

ALCMÉON, à ses soldats.

Enchaînez ce barbare, épargnez tout le reste: 11 a trop mérité ces supplices cruels Réservés par nos lois pour les grands criminels; Sa perte par mes mains serait trop glorieuse : Ainsi que ses forfaits, que sa mort soit honteuse.

(A Hermogide.) Et pour finir ta vie avec plus de douleur, [queur. Traître, vois, en mourant, ton roi dans ton vain- Tes crimes sont connus, ton supplice commence. Vois celui dont ta rage avait frappé l'enfance; Vois le fils de ton roi.

HERMOGIDE.

Son fils ! ah ! dieux vengeurs !

Quoi ! j'aurais cette joie au comble des malheurs! Quoi! tu serais son fils! est-il bien vrai?

ALCMÉON

Perfide, Qui peut te transporter ainsi?

HERMOGIDE.

Ton parricide.

ALCMÉON

Qu'on suspende sa mort... Arrête, éclaircis-moi, Ennemi de mon sang.

HERMOGIDE.

Je le suis moins que toi.

Va, je te crois son fils, et ce nom doit me plaire; Je suis vengé : tu viens d'assassiner ta mère.

ALCMÉON

Monstre!

nERMOGIDE.

« Tourne les yeux : je triomphe, je voi Que vous êtes tous deux plus à plaindre que moi. Je n'ai plus qu'à mourir.

Page 1